Pour une autre approche des élections

Publié le par François Chazelle

Une élection présidentielle devrait être un temps d'échanges et de brassages d'idées or elle se résume souvent à des querelles de personnes, à une attention excessive portée à de petites phrases ou à une focalisation sur un sujet (la sécurité, par exemple...).

Ainsi, puisque les candidats ne répondent pas aux attentes des Français et que la presse ne fait souvent que grossir les travers évoqués ci-dessus, ne pourrait-on pas "ORGANISER" la campagne présidentielle, c'est à dire contraindre juridiquement les candidats à un certain nombre de choses? Par exemple en les obligeant à débattre entre eux à la télévision, à la radio, sur internet ? Par exemple en nommant un comité de "sages" qui définirait, dans tous les domaines, les enjeux majeurs des années à venir et poserait une liste de questions précises auxquelles chaque candidat serait obligé de répondre ? Par exemple en organisant des remontées d'informations, secteur par secteur, interpellant les candidats sur leurs problématiques ? La liste n'est pas exhaustive et, bien entendu, cela n'empêcherait aucun candidat d'aller au delà de ces "figures imposées" pour laisser libre cours à ses idées personnelles. Mais cela aurait au moins le mérite de créer un cadre obligatoire pour tous les candidats et de les obliger à traiter clairement des problèmes qui préoccupent les Français.

Et après, puisque nous aurons ainsi élu notre Président en toute clarté et en toute connaissance de cause, et parce qu'il faut du temps pour mettre en oeuvre des politiques, ne pourrions-nous pas imaginer qu'au bout d'un mandat de 5 ans, un simple référendum serait organisé afin que les Français disent si, oui ou non, ils souhaitent que leur Président les gouverne pendant 5 années de plus. Si c'est non, le Président n'a pas le droit de se représenter et de nouvelles élections sont organisées, et si c'est oui, il rempile pour 5 ans mais n'aura pas le droit de se représenter au bout des 10 ans lorsque seront obligatoirement organisées de nouvelles élections.

???!!!

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Abdellah 08/05/2007 23:09

L’idée d’un conseil de « sages » chargé de définir les enjeux majeurs dans chaque domaine permettrait en effet aux candidats de remplir leurs engagements, à savoir ce pour quoi les français les ont élu.
Il faudrait également redéfinir la démocratie dans laquelle nous sommes : démocratie participative ou représentative ? Ou alors revenir aux fondements de la démocratie Athénienne, dans laquelle le citoyen participe à la cohésion de la cité.
Le peuple ne sait plus qui tient les rênes du pouvoir en France. Sont-ce les politiques ou les médias ? La politique est un milieu de nantis. Mis à part les représentants de certains partis (à savoir Olivier Besancenot), les représentants sont issus d’une certaine élite (l’ENA incombe des rentes financières assez importantes). Il y a un problème de représentativité, et de perte de confiance dans le politique. Le vote du 6 mai a été un vote de renouveau, quel que soit l’issue du scrutin. On a voté non pas pour dire non, mais pour instaurer un changement. Espérons seulement que celui-ci soit effectué, cela passe donc par une refonte des institutions politiques. En effet, il serait temps de revoir la Constitution. Constitution de la Vème République, rédigée par Michel Debré pour le compte du Président De Gaulle, dans laquelle le président jouit d’une certaine immunité et où le premier ministre, en tête de pont, joue le rôle d’un fusible qui saute, alors remplacé par un neuf.
Concernant la loi des 35 heures, celle-ci doit connaître une réforme, c’est indéniable. Les grands groupes sont focalisés et leurs dirigeants élevés au rang de demi-dieu. Bon nombre de PME et TPE réalisent des miracles quotidiens, notamment pour assurer la pérennité de leur entreprise. Cette année encore, certaines des entreprises du « CAC 40 » ont réalisé des bénéfices dépassant le seuil des « mille millions » d’euros. Qu’en est-il du partage de ces bénéfices : dividendes reversés aux personnes qui ont contribués à l'essor de l'activité, certes, mais salaires mirobolants. Certains de ces dirigeants ont des revenus annuels avoisinant les 30 millions d’euros, on est à la limite de la décence.
Qu’en est-il de la liberté de la presse dans notre pays lorsque l’on s’aperçoit que la totalité des magasines et journaux sont possédés par trois hommes : à savoir Lagardère, Dassault, et Bouygues, soit de l’armement ou de la construction.
 
L’Europe a 50 ans, et pas une ride…L’Europe a réussi quelque chose d’incroyable, faire oublier deux guerres très meurtrières, et effacer beaucoup de différends entre nations. N’oublions pas que l’Ancien monde a  jalonné les deux derniers siècles de guerres aussi futiles que récurrentes.
Soulignons le mérite du projet qui semblait loin d’être gagné, marqué par certains faits comme le refus d’une armée européenne en 1958. Qui aurait pu prédire il y a 50 ans l’état actuel de l’Europe ? Erasmus a permis à plus de 200 000 jeunes de voyager à travers le continent, à la découverte d’autres cultures, et ainsi d’appréhender un monde autre que le sien. Il faut persévérer dans cette optique, aller plus loin, franchir une étape. Quelle Europe veut-on ?
A l’heure actuelle, ce ne sont plus les pays développés qui sont les moteurs de l’économie mondiale, mais bien la Chine et le Brésil, dont la croissance, sous-estimée pourrait bien être à deux chiffres. L’inde, véritable démocratie en essor va jouer un rôle important sur la scène mondiale. Face à la superpuissance américaine et le « gap technologique » creusé entre elle et le reste du monde, l’Europe doit redéfinir sa place sur l’échiquier géopolitique afin de ne pas être laissé sur le carreau. Vous abordez les profits incommensurables du pétrolier TOTAL, avoisinant les 17 milliards de dollars, pouvant être comparés au PNB des pays qui composent notre planète. Certaines multinationales, maintenant appelées firmes transnationales, comme Wal-Mart ou  Exxon-Mobil et sa filiale pétrolière Esso, génèrent des profits compris entre 50 et 70 milliards de dollars, soit la somme des PNB de plus d’une vingtaine de pays africains. Est-ce que les habitants du Sud touchent leur part du gâteau ? C’est une fausse question rhétorique. Esso a participé à la découverte de puits pétroliers, dont notamment au Nigéria. Force est de constater que les habitants propriétaires des terrains ont été contraints de vendre à des sommes pécuniaires, sous peine de ne pas être assuré contre les aléas de la vie, un accident est si vite arrivé. Dans ces pays, on maudit la découverte de cette eau noire, elle n’a fait qu’aggraver la situation d’un continent sans cesse tiraillé, terrain de jeu de ces entreprises à l’appétit sans limites.
 
Il n’est pas mal de revenir sur ces paroles du Commandant Cousteau : « la planète ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants ».
 

Abdellah 08/05/2007 23:05